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Ce blog n’est pas un guide au sens classique. C’est plus le roman d’aventures d’un passionné de vins anciens et de gastronomie.
On peut accéder à ce blog en cherchant sur un mot (restaurant, vin, année, un plat) ou en suivant le calendrier où les titres de chaque sujet sont indiqués.  Pensez à aller sur d’autres pages que la première, car il y a des sujets passionnants à toutes les pages.

Le détail des prochains dîners se lit ici : https://www.academiedesvinsanciens.org/programme-des-diners/

 

 

 

 

(ouverture de Mouton 1918 dont l’étiquette Carlu est en tête de ce blog. A gauche, on reconnait Mouton 1945)

 

 

 

 

 

 

Il n’est pas prévu – pour l’instant – de dialogue directement sur le blog, car je ne pourrais pas le gérer. Mais on peut m’adresser des questions, des commentaires, des suggestions par mail en se servant du formulaire que l’on trouve en cliquant sur ce lien : me contacter .

On peut me joindre sur twitter  @FrancoisAudouze  et pour mieux me connaitre : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Audouze

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Remarque importante : je ne suis en aucun cas un organe d’évaluation de la valeur des vins ni d’authentification des étiquettes. Pour toute les questions relatives à la vente, l’achat ou l’estimation d’un vin ou à son authentification, j’ai préparé une réponse type, donnant des informations que l’on peut lire ici : Vous m’avez posé une question sur la valeur et ou la vente des vins que vous possédez . Si je ne réponds pas à un message, c’est parce que j’estime que ma réponse n’apporterait rien de plus que la réponse-type. Merci de votre compréhension.

Et sur Instagram à @françoisaudouze

restaurant Hemingway vendredi, 3 juillet 2026

Nous allons déjeuner au restaurant Hemingway de la Londe des Maures. L’ouverture du restaurant sur la plage est très plaisante et quand il fait beau, c’est un vrai bonheur. Il y a peu de monde à table, comme si la saison d’été n’était pas encore commencée. Quand je commande du champagne, je vois que la liste des champagnes est vraiment très faible et notre charmante serveuse, Léa, nous explique que les gens ne prennent plus de champagne. Le restaurant a donc réduit son offre, car les clients prennent surtout des vins blancs frais.

Je commande un Champagne Ruinart Blanc de Blancs, mais il n’y en a plus. Je prends un Champagne Ruinart Brut sans année. Il a un fruit généreux que je n’attendais pas et une longueur un peu courte. Mais il est très agréable. La cuisine est simple mais correcte.

C’est un vrai problème de voir que la consommation des vins et champagnes dans des restaurants de bord de mer soit tellement réduite.

Dom Pérignon vert Wharol dimanche, 28 juin 2026

Nous sommes allés dans un restaurant à l’Ayguade de Hyères. Mon choix de menu est d’huitres Fines de Claires numéro 3 et une daurade. J’ai commandé un Champagne Dom Pérignon 2012. A ma grande surprise ce 2012 a une étiquette de couleur verte, couleur Andy Warhol et cela me rappelle une anecdote amusante. Nous étions au restaurant Kitcho à Kyoto, au Japon, en 2010 et nous avons commandé un Champagne Salon 1996, un Krug Clos du Mesnil 1996 et un Dom Pérignon 2002. Et l’élégante propriétaire du restaurant me demande : le Dom Pérignon, quelle couleur ? Car Dom Pérignon venait de lancer les couleurs d’Andy Warhol pour le millésime 2002. Et à cette époque-là, j’ai dit que ça sera le vert puisque c’est aussi la couleur du champagne Salon. Et j’ai trouvé que la trouvaille marketing est forte car on ne parle pas de vin mais de la couleur de l’étiquette.

Le fait de retrouver cette étiquette pour le 2012 de Dom Pérignon me plait beaucoup.

Le champagne est clair, il a fait un beau pschitt, et il se montre très précis, sec, linéaire et c’est exactement ce qu’il faut pour accompagner les huîtres très intenses. L’accord est beaucoup moins agréable avec le poisson. J’avais envisagé un Châteauneuf du Pape rouge pour le poisson mais il faisait si chaud que nous avons bu le champagne lentement et nous n’aurions pas pu lui ajouter un autre vin.

J’ai trouvé ce 2012 discret et précis, loin d’être tonitruant, fort agréable et frais.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. J’étais heureux de retrouver les couleurs Andy Warhol, mais sur Instagram, quelqu’un me dit qu’il n’y a pas d’Andy Warhol de 2012. Il s’agit d’un Dom Pérignon Luminous 2012, dont la couleur verte m’a égaré. Peu importe. Ne restera que l’évocation d’un passé heureux.

Dès potron minet dimanche, 28 juin 2026

Il est des moments où on est fier de la langue française.

Lorsque le chat se lève, il étire sa colonne vertébrale et soulève son derrière. Et le derrière, c’est le postérieur, aussi appelé potron, et ainsi, l’expression ‘dès potron minet’ signifie : de tôt matin.

C’est une magnifique expression et très jolie :

Dès potron minet.

J’aime cela.

Dom Pérignon et les jeunes vendredi, 26 juin 2026

Ma femme a l’habitude de faire des achats dans une galerie de la ville d’Hyères qui a des produits assez avant-gardistes, créés par des artistes dans le domaine de la mode et de la décoration. Nous sommes invités à un cocktail privé avec des clients qui sont attachés à cette boutique et aussi à des créateurs qui se retrouveront ensuite à la Villa Noailles où se tiennent en ce moment des expositions.

Pour cette soirée, j’ai pris avec moi un Champagne Dom Pérignon 1976 afin de le faire goûter au propriétaire de la boutique et éventuellement d’autres personnes. Il me faudra préparer les esprits au fait qu’un champagne qui a 50 ans n’a rien à voir avec un champagne récent.

Une fois que les choses sont bien exposées, j’ai pu constater que les gens sont fascinés par la qualité, le charme et la douceur de ce champagne très bien conservé. Et ce qui m’a fait plaisir, c’est qu’il y avait aussi des jeunes. J’ai offert à trois jeunes qui ont de l’ordre de 20 ans ou moins de le goûter.

Et lorsqu’on explique et lorsqu’on fait goûter, on s’aperçoit qu’ils sont émerveillés. Donc, comme la jeunesse aujourd’hui boit de moins en moins de vin et de champagne, l’important est de leur présenter des produits exceptionnels pleins de charme qui vont les orienter – je l’espère – vers une passion pour le vin et le champagne.

Premier déjeuner au restaurant l’Aventure mercredi, 24 juin 2026

Nous sommes invités par des amis à déjeuner au restaurant L’Aventure. C’est un endroit que j’apprécie énormément et où j’ai la chance de pouvoir apporter des vins. J’ai choisi parmi les vins possibles un Champagne Réserve Grand Trianon A. Rothschild & Cie 1964 dont l’étiquette est extrêmement vieille France, un peu surannée mais très jolie. Et j’ai choisi aussi une Côte Rôtie La Mouline E. Guigal 2005.

Il fait une chaleur extrême aussi j’ai apporté les vins protégés par un sac isotherme. Dès que j’arrive, je demande des seaux à glace pour maintenir la température des vins. J’ouvre les deux vins avant que les amis n’arrivent. Le bouchon du champagne de 1964 se brise puisqu’en tournant, le bas du bouchon reste collé au goulot.

Mais le parfum du champagne est très plaisant. Et tandis que la Côte Rôtie 2005 a un bouchon qui vient entier et un parfum qui est très prometteur, les amis arrivent. Notre ami a apporté un Château Palmer 2010 au niveau parfait qui promet.

Le champagne Rothschild de 1964 a une couleur ambrée et son goût est d’une douceur invraisemblable. Beaucoup d’amateurs diraient immédiatement que le champagne est madérisé, expression dont j’ai une horreur absolue. Car c’est une incompréhension totale du monde des champagnes anciens. Les champagnes anciens n’ont aucune commune mesure avec les champagnes jeunes.

Le pétillant est toujours là, mais la bulle a disparu. Et ce champagne est extrêmement agréable à boire, très doux, très subtil, et avec les moules gratinées cuites à l’ail, l’accord est absolument plaisant.

Nous avons commandé des langoustes qui arrivent cuites à la perfection. Et le Château Palmer 2010 est d’une puissance incroyable. C’est un vin extraordinaire d’énergie, de solidité et l’accord avec la langouste se fait naturellement.

Vient ensuite la Côte Rôtie, la Mouline 2005 de Guigal. Et c’est une autre planète, c’est autre chose. Ce vin est tout en charme et tout en longueur, une longueur qui est infinie. Et le contraste est très fort. Et je pense qu’on doit aimer les deux : le Château Palmer pour sa puissance et la Côte-Rôtie pour sa délicatesse et une longueur infinie. Et nous, profitons de l’accord dans les deux cas avec une jouissance certaine.

Au moment du fromage, j’ai demandé pour les deux rouges du fromage et j’ai commandé un comté et un Saint-Marcelin. Dès que j’ai vu ce fromage, j’ai dit à mon ami : l’accord avec le Palmer sera immense. Et effectivement, l’accord du Saint-Marcelin avec le Château Palmer est subjuguant, beaucoup plus percutant que ce qu’il pourrait être avec la Côte-Rôtie. Cela m’arrive souvent qu’en voyant un fromage, je sais immédiatement quel vin lui conviendra. Et je n’ai aucune idée de la façon de le justifier.

Julien, le propriétaire du restaurant « L’Aventure » ne pouvait être là car il allait à l’enterrement d’un de ses proches. Mais comme c’était mon premier repas de l’été, j’ai demandé que l’on fasse comme si c’était mon anniversaire pour que l’on ait la cérémonie classique, où une musique tonitruante fait que tout le monde applaudit surtout quand je souffle une bougie.

Ce fut absolument charmant et m’a permis de converser avec un client d’une autre table qui, comme par un hasard incroyable, est né six jours avant moi.

Si l’on veut synthétiser les vins de ce repas, le champagne Rothschild 1964 est tout en douceur, le Château Palmer 2010 est d’une puissance extrême et vraiment convaincante, et la Côte Rôtie La Mouline 2005 de Guigal est d’un charme et d’une longueur infinie.

Ce premier déjeuner d’été est un bonheur absolu.

Règles pour la 45è séance de l’Académie des Vins Anciens mercredi, 24 juin 2026

Règles pour la 44ème séance de l’académie des vins anciens du jeudi 26 novembre 2026

Cette séance est ouverte aux amateurs de vins anciens avec ou sans apport de vins. Le nombre de places étant limité , les confirmations d’inscriptions sont prises dans l’ordre des demandes.

1 – participants sans vin

 Le tarif est de 300 par personne, à régler avant le 26 Septembre.(merci de nous confirmer par email lechantduvin@gmail.com ou nala8@msn.com que votre versement a bien été effectué , celui-ci validera votre inscription).

 

2 – participants avec vins

  • proposer un vin ancien et fournir tous éléments sur le vin, dont le niveau dans la bouteille (chaque photo ne devra pas dépasser 500 Ko et devra être lisible. Elle sera en pièce jointe et non pas dans le corps du texte)
  • Obtenir mon approbation pour la ou les bouteilles proposées
  • Respecter les critères d’âge :
  • Champagnes : avant 1997
  • Vins blancs : avant 1991
  • Vins rouges et liquoreux : avant 1972

Les modes de livraisons figurent ci-après.

Livraison des vins entre le 20 octobre et 16 novembre.

Les confirmations d’inscriptions sont prises dans l’ordre des demandes. Le tarif est de 190 par personne, à régler avant le 26 Septembre.

3 – lieu de la réunion

Le restaurant Macéo au 15 rue des Petits Champs 75001 PARIS dans une salle à l’ étage privatisée pour l’ occasion. https://www.maceorestaurant.com/

Rendez-vous à 19h. Fin de réunion à minuit.

4 – Mode de paiement

Paiement par virement à FRANCOIS AUDOUZE AVA

RIB / FR7630003030000005024474342

5 – mode de livraison

  1. – par envoi postal à François Audouze, société ACIPAR, 44 rue Andrei Sakharov, 93140 BONDY. 
  2. – par livraison Cave Effervinsens 65 rue de Reuilly 75012 horaires d’ ouverture ( mettre votre bouteille dans un petit carton ou un sac à bouteille fermé marqué Académie des vins anciens du 26 novembre et indiquer votre nom et prénom sur le sac ou carton ).
  3.  

mardi

10:00–13:30, 16:00–20:00

mercredi

10:00–13:30, 16:00–20:00

jeudi

10:00–13:30, 16:00–20:00

vendredi

10:00–13:30, 15:30–20:00

samedi

10:00–13:30, 14:30–20:00

dimanche

10:00–13:00

lundi

Fermé

Respectez les dates limites, c’est fondamental.

 https://www.academiedesvinsanciens.com


Instagram : @francoisaudouze

Youtube : @francoisaudouze4228 

Bulletins du 1er semestre 2026, du n° 1079 à … jeudi, 18 juin 2026

Bulletins du 1er semestre 2026, du numéro 1079 à …

Pour lire le bulletin de votre choix, on clique sur le lien pour ouvrir le pdf de ce bulletin

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(bulletin WD N° 1092 260619)    Le bulletin 1092 raconte : apéritif dans la maison du sud, visite de ma cave et dîner au restaurant Le Meurice, déjeuner au restaurant Pages avec un wagyu de Normandie ! Le 309e dîner de Wine Dinners au restaurant Astrance.

(bulletin WD N° 1091 260602)    Le bulletin 1091 raconte : déjeuner au restaurant l’Ecu de France pour fêter nos noces de diamant, déjeuner dans ma cave pour préparer l’article qui paraîtra sur Paris Match, définition du menu d’un prochain repas au restaurant Plénitude, déjeuner de famille puis autre déjeuner de famille.

(bulletin WD N° 1090 260521)    Le bulletin 1090 raconte : déjeuner au restaurant le Train Bleu, déjeuner à mon domicile, dégustation annuelle des vins de Tempos Vega Sicilia, dégustation des vins de la maison Albert Bichot, déjeuner au restaurant Geoélia et célébration des noces de diamant au restaurant Plénitude Arnaud Donckele.

(bulletin WD N° 1089 260505)    Le bulletin 1089 raconte : déjeuner au restaurant Pages, déjeuner au Yacht Club de France, et dîner au restaurant le Vieux Crapaud.

(bulletin WD N° 1088 260427)    Le bulletin 1088 raconte : déjeuner au restaurant l’Aventure dans le sud, visite à la maison de champagne Paul Launois, déjeuner au restaurant Les Crayères à Reims, déjeuner à la maison, les domaines familiaux de Bourgogne, déjeuner dans ma cave avec un Constantia du 18ème siècle.

(bulletin WD N° 1087 260413)     Le bulletin 1087 raconte : déjeuner à la maison, 308ème déjeuner de wine-dinners au restaurant Pages, déjeuner au restaurant de l’hôtel Meurice, déjeuner au restaurant Astrance et déjeuner au restaurant Geoélia.

(bulletin WD N° 1086 260331)    Le bulletin 1086 raconte : première présentation de l’Yquem 2023 au musée Bourdelle, dégustation des vins de ‘Primum Familiae Vini’ au Grand Palais, déjeuner d’amis dans ma cave, 307ème dîner au restaurant Pages pour un couple et dîner avec des ex-étudiants de grandes écoles au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 1085 260323)    Le bulletin 1085 raconte : déjeuner au restaurant Bern’s Steak House à Tampa, dîner avec Peter Gago, le maître de chais de Penfolds, le vignoble le plus célèbre d’Australie, visite de ma cave et déjeuner avec une journaliste spécialisée dans le tourisme de luxe

(bulletin WD N° 1084 WD 260310)    Le bulletin 1084 raconte : déjeuner au restaurant de l’hôtel Bristol, dîner au restaurant italien Portosole à Coral Gables, dîner dans une boutique à vins de Miami avec des amateurs américains, déjeuner chez une amie américaine, la plus fidèle de mes dîners.

(bulletin WD N° 1083 260302)    Le bulletin 1083 raconte : déjeuner au Yacht Club de France, déjeuner au restaurant Pages, repas de Noël et réveillon de la Saint-Sylvestre à notre domicile de la région parisienne.

(bulletin WD N° 1082 260217)    Le bulletin 1082 raconte : dégustation de tous les vins de 2022 du domaine de la Romanée Conti avec Perrine Fenal co-gérante du domaine, dans ma cave déjeuner avec le vigneron Dirk Niepoort et son épouse et déjeuner avec Rino Fontana, grand amateur italien de vins anciens, au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 1081 260204)    Le bulletin 1081 raconte : le 305ème dîner très cosmopolite de wine-dinners au restaurant Astrance et dîner avec  mon fils et des bouteilles « à risque ».

(bulletin WD N° 1080 260127)    Le bulletin 1080 raconte : la généreuse 43ème séance de l’Académie des Vins Anciens, un repas de famille et un déjeuner au restaurant le Petit Sommelier avec des amis que je n’avais pas revus depuis plus de soixante ans.

(bulletin WD N° 1079 260110)    Le bulletin 1079 raconte : présentation d’un livre « 1855 Culte et Cultures » au siège parisien de Christie’s, dîner au Grand Véfour pour célébrer la parution de ce livre, déjeuner aux vins impromptus au restaurant Pages et présentation des vins incroyables de la 43ème Académie des vins anciens.

44ème séance de l’académie des vins anciens jeudi, 11 juin 2026

La 44ème séance de l’Académie des vins anciens se tient au restaurant Macéo. Nous sommes 30 personnes réparties en trois tables et les vins annoncés pour chaque groupe sont les suivants.

Les vins de l’apéritif : Jéroboam Champagne Lanson Brut sans année – Magnum de Champagne Heidsieck sans année.

Les vins de la table 1 : Champagne Veuve Clicquot années 80 – Champagne Henriot Souverain 1961 – Vin de L’Etoile vin du Jura 1955 – Château Latour a Pomerol illisible vers 1960 – Château Cheval Blanc sans année vers 1960 – Château Desmirail 1928 – Château Margaux 1959 – Pommard Comtes Armand 1959 – Mouton Rothschild 1943 – Mouton Rothschild 1966 – Nuits-Cailles de Morin 1947 – Corton Joseph Drouhin 1937 – Vouvray Demi sec 1929 – Château Doisy-Daëne 1969 – Sauternes Lahon années 60.

Les vins de la table 2 : Champagne Canard Duchêne 1973 – Champagne Legras & Haas 1983 – Château Carbonnieux blanc 1948 – L’étoile 1967 – Château Grand La Lagune Haut Médoc 1970 – Château La Croix Pomerol 1962 – Château La Fleur Pétrus Pomerol vers 197O – Château Grand Barrail Lamarzelle Figeac 1962 – Bourgogne Louis Latour ssE – Richebourg Bichot 1957 – Vino di Carema 1964 – Vega Sicilia Unico 1970 – Château Filhot 1975.

Les vins de la table 3 : Chassagne Montrachet 1966 – Louis Latour Montrachet 1988 – R.Lopez de Heredia Vina Tondonia Blanco Plantation 1938 – Château Grand La Lagune Haut Médoc 1970 sans étiquette – Château Giscours Margaux 1969 – Château Giscours Margaux 1967 – Château Lafite Rothschild 1973 – Magnum Talbot 1964 – Château Cheval Blanc sans étiquette année vers 1960 – Château Lynch Bages 1964 – Château Latour 1964 – Federico Paternina Gran Reserva 1928 – Langoiran 1949 – Château Sigalas Rabaud 1967.

Vers 16 heures j’arrive au restaurant Macéo avec tous les vins. Avec Béatrice Girod qui m’aide beaucoup à tous les stades de ces repas nous rangeons les vins par ordre de service pour chaque groupe. Je commence les ouvertures par le magnum de Mouton Rothschild 1943. Le parfum est agréable mais fort curieusement je constaterai quelques heures plus tard que le vin a perdu ses senteurs pour d’autres plus vinaigrées. Vers 17 heures arrivent plusieurs amis avec leurs outils, qui m’aideront à ouvrir tous les vins. Selon la tradition les ouvreurs sont venus avec des vins qui doivent donner du cœur à l’ouvrage. Un Champagne Krug Grande Cuvée étiquette crème a un niveau assez bas et ne se montre pas au niveau qu’il devrait avoir, fatigué et sans plaisir.

Un Champagne Dom Pérignon 1971 apporté par le même ami est loin d’être au meilleur de sa forme mais il est plus buvable.

Nous bavardons en travaillant et c’est un groupe d’ouvreurs joyeux et motivés. Les bordeaux rouges sont très nombreux et ont des parfums très engageants.

Pour la première fois à l’académie, l’apéritif se fera assis. Le Jéroboam de Champagne Lanson Black Label Brut sans année très probablement des années 90 me plait énormément. Il est d’une vivacité très forte et l’on ressent l’effet du volume de la bouteille car le champagne est plus large et plus généreux. Je suis très fortement impressionné par la vivacité de ce champagne.

Le Magnum de Champagne Heidsieck sans année probablement des années 90 voire de fin des années 80 est très différent. Il est plus consensuel, rond et agréable, mais je préfère l’énergie du Lanson.

Les gougères servies avec les champagnes sont excellentes et de taille inhabituelle tant elles sont grosses. Une gougère suffit.

Le menu préparé par le restaurant Macéo est : Gougère / haddock fumé, pommes de terre en salade tiède et crème légère / foie gras de canard mi-cuit et pain de campagne toasté / haut de cuisse de volaille mariné au yaourt et à la sauge, printanière de légumes, jus au poivre / trio de fromages affinés de chez Monsieur Bordier / portokalopita, gâteau à l’orange et yaourt grec.

Je suis très heureusement surpris par la qualité du haddock absolument délicieux.

Le Champagne Veuve Clicquot années 80 est un très agréable champagne, entré dans une phase de maturité qui lui convient bien.

Le Champagne Henriot Souverain 1961 est d’un équilibre exceptionnel. Il a une énergie remarquable et donne une sensation de perfection. Quel bonheur que ce vin équilibré et parfait.

Avec le Vin de L’Etoile vin du Jura 1955 je vais vivre une idylle et j’ai vu que les amis de ma table sont aussi très étonnés. L’un d’eux dira, sans être contredit, que ce vin pourrait avoir cinq ans seulement, et on le croirait. Ce vin d’une fraîcheur inattendue a un registre floral très marqué. Mon émotion est forte et je dirai que c’est un vin de bonheur dont le finale a des saveurs de fleurs.

Le Château Latour à Pomerol sans étiquette vers 1960 me séduit immédiatement par son parfum délicat. Tout en lui est d’une grande harmonie. Le mot qui vient est velours. Ce vin va m’offrir un enthousiasme qui ne fera que croître.

Le Château Cheval Blanc sans étiquette vers 1960 a beaucoup plus d’énergie et d’opulence que le précédent. Il a une présence affirmée et forme un contraste intéressant avec le velours du Latour à Pomerol.

Le Château Desmirail 1928 est très représentatif du millésime, large, serein et d’une grande complexité. Mais je trouve sa puissance et sa longueur un peu limitées.

Le Château Margaux 1959 est élégant et son parfum est particulièrement séduisant. Il est soyeux quand le Latour à Pomerol était velouté. J’aime son charme, propre à ce brillant vin dans une grande année.

Le Château Mouton Rothschild Magnum 1943 hélas a une acidité qui perturbe le plaisir. C’est une déception par rapport à ce que le nom pouvait promettre et par rapport aux premières senteurs que j’avais aimées.

Le Château Mouton Rothschild 1966 a un parfum nettement plus agréable que le précédent, il montre une belle jeunesse et une grande fraîcheur.

Le Pommard Comtes Armand 1959 nous fait entrer dans le monde des bourgognes et le mot « sexy » apparaît spontanément. C’est probablement le vin dont le vocabulaire est le plus riche, par son charme, sa sensualité et sa séduction. Ce vin de belle fraîcheur a tout pour lui.

Le Nuits-Cailles Morin Père & Fils 1947 a été apporté par un ami qui sait que je suis un amoureux transi du Nuits-Cailles Morin Père & Fils 1915 que j’ai bu une quinzaine de fois et qui, chaque fois qu’il apparaissait dans un de mes dîners, était toujours dans les trois premiers. Alors, il y a une fidélité pour un style qui me touche depuis longtemps.

Le Corton Joseph Drouhin 1937 est d’une année tout en subtilité. Je sens l’élégance et l’onctuosité mais il y a un contraste entre un nez peu engageant et une bouche séduisante. Pour moi ce vin a un pouvoir d’envoûtement.

Le Vouvray Demi sec 1929 est un vin aux saveurs peu familières mais intéressantes. Ce vin est fort agréable et très plaisant sur le dessert.

Le Château Doisy-Daëne 1969 est un Barsac de belle facture, très représentatif de son appellation.

Je n’ai pas goûté le Sauternes Lahon années 60 que j’avais pourtant apporté.

J’avais apporté beaucoup de Bordeaux des années 60 qui se sont montrés excellents. Lorsque nous avons essayé de désigner le gagnant des vins de notre table, une majorité de mes amis ont choisi le Château Cheval Blanc années 1960 qui effectivement est d’une pureté absolue. Mais comme je le connais bien, j’ai désigné le Vin de L’Etoile vin du Jura 1955 car c’est celui qui m’a fait explorer des saveurs infinies.

L’ambiance de notre table était particulièrement amicale et lorsque je suis allé saluer les deux autres tables, j’ai ressenti des amis heureux.

Dans mon discours d’introduction de cette séance, j’ai expliqué pourquoi je ne pourrais plus gérer l’intendance et l’organisation des séances de l’académie et Béatrice Girod a accepté de gérer l’organisation de l’académie pour laquelle elle a apporté énormément de soutien. Elle gérera avec l’assistance de Claudia Machado ma secrétaire.

L’académie des vins anciens continuera à vivre et je continuerai à apporter de nombreuses bouteilles, peut-être pas autant que cette fois-ci où j’ai apporté en convertissant en équivalent bouteilles 18 bouteilles. C’est trop, mais c’est parce que j’avais cette nouvelle à annoncer.

Béatrice n’aura aucun mal à faire salle comble, car tous les participants ce cette 44ème académie n’ont qu’une envie : recommencer !

311ème repas de wine-dinners au restaurant Plénitude vendredi, 5 juin 2026

Le 311ᵉ repas de wine-dinners se tient au restaurant Plénitude. J’avais préparé le menu avec le chef Arnaud Donckele, d’abord lors d’une réunion de travail avec son chef exécutif Clément et le sommelier Emmanuel. Je suis ensuite revenu pour tester certaines recettes et ajuster, si nécessaire, la présentation de quelques plats.

J’arrive à 9h30 à l’hôtel Cheval Blanc Paris, où je suis accueilli par Chloé qui va m’assister pour l’ouverture des vins. Je crois n’avoir jamais connu une séance d’ouverture aussi éprouvante. De nombreux bouchons sont extrêmement difficiles à extraire, en particulier celui du premier vin que je souhaite ouvrir : le Mouton Rothschild 1928.

Le bouchon adhère au goulot avec une telle force qu’il est pratiquement impossible de l’extraire d’un seul tenant. Je dois procéder par petites parcelles, avec une infinie patience. Lorsque l’opération est presque terminée, mon ami Wong, venu de Singapour, enlève minutieusement les dernières miettes de liège restées dans le col de la bouteille.

Au moment où le vin se découvre enfin, je le sens et je suis saisi par le parfum le plus extraordinaire que l’on puisse imaginer pour un grand Bordeaux. Je fais immédiatement sentir ce vin à Clément. Comme moi, il considère que nous sommes face à une expression proche de la perfection absolue. C’est l’un des plus beaux parfums de vin qu’il nous ait été donné de rencontrer.

J’ouvre ensuite les autres bouteilles. Dans l’ensemble, les impressions olfactives sont largement positives et les bonnes surprises l’emportent nettement sur les éventuelles réserves.

Un incident marquant survient lors de l’ouverture de La Tâche Domaine de la Romanée-Conti 1960. Sans que j’exerce le moindre effort, le bouchon tombe directement dans le vin. En le retirant, nous constatons que le bouchon est complet, parfaitement cylindrique, mais d’un rétrécissement spectaculaire. Rarement ai-je vu un bouchon s’être contracté à ce point au fil des décennies.

Mis à part cet épisode, les ouvertures se déroulent convenablement. Les parfums les plus impressionnants sont ceux du Mouton Rothschild 1928 et du Malaga 1872. Le premier offre une noblesse et une perfection remarquables, tandis que le second déploie un bouquet littéralement explosif, d’une puissance aromatique hors du commun.

Les convives commencent alors à arriver et le déjeuner peut débuter.

Le repas se tient dans la grande salle du restaurant Plénitude. Nous prenons place à celle que l’on appelle désormais la « table François Audouze », une table conçue à ma demande pour mes repas lorsque je privatise le lieu.

Nous sommes quatorze convives, ce qui est inhabituel. Initialement, nous aurions dû être treize, mais l’un des inscrits s’est désisté. J’ai alors contacté plusieurs amis et, fait amusant, deux d’entre eux ont répondu positivement exactement au même moment. J’ai donc décidé de les accueillir tous les deux. Et j’ai ajouté deux vins au programme, deux vins de 1923. Sur les quatorze participants, treize ont déjà pris part à au moins un de mes dîners. Un seul découvre pour la première fois l’univers des wine-dinners.

On nous a servi le Champagne Dom Pérignon 1988 en magnum, au moment où j’ai présenté les règles ou les suggestions qui précèdent notre repas. Nous sommes à table et les amuses bouches, dont une huître exceptionnelle, vont accompagner ce Dom Pérignon 1988 solide et serein, compagnon évident de gastronomie.

Le menu composé par Arnaud Donckele est : amuse-bouches et huître gratinée / langoustine, pomme de mer, algues ‘Pour’ éphémère « Champenois » / sandre, artichaut, livèche ‘Pour’ sauce à manger « Carciofi » / Bécasse des mers « Audouze » / Escargot, aillet, basilic ‘Pour’ bouillon « Cansoun » / Ris de veau, morilles, vin de noix ‘Pour’ jus tranché « Sotolon » / Pigeon, amandine, herbettes ‘Pour’ salmigondis « Féral » / Vapeur de Comté / Souvenir affectif ‘Pour’ double sauce « Crocus d’Orient » / Financiers François Audouze.

J’aime beaucoup l’usage du mot ‘Pour’ qui montre que le plat est fait pour la sauce et non pas la sauce pour le plat.

Au service suivant, deux vins sont présentés simultanément : Château Laville Haut-Brion 1947 et Montrachet domaine Ramonet 1978. Ces deux vins offrent des personnalités radicalement différentes. Le Montrachet séduit par une grâce émouvante, celle d’une jeunesse encore éclatante, soutenue par une puissance considérable. Tout y est harmonie, équilibre et distinction fruitée.

Le Laville Haut-Brion 1947 est d’une nature totalement différente. Malgré son âge respectable, il paraît incroyablement jeune. Il affiche une vitalité débordante, une énergie presque insolente, comme si les décennies n’avaient eu aucune prise sur lui. Sa fraîcheur et son dynamisme impressionnent l’ensemble des convives. Sa longueur est infinie.

Les deux vins blancs servis ensemble sont particulièrement enthousiasmants et s’accordent magnifiquement avec la langouste à la cuisson parfaite.

Arrive ensuite le Château Mouton Rothschild 1928. La veille, en dégustant le Pétrus 1959, j’avais ressenti une émotion presque physique. Avec ce Mouton, la même sensation se reproduit. J’ai le sentiment de toucher à une forme de perfection absolue du vin de Bordeaux. L’émotion est intense. Je reviens sans cesse à mon verre et, à chaque gorgée, je ressens le même frisson devant un vin d’une telle puissance, d’une telle harmonie et d’un tel accomplissement.

J’ai toujours considéré que les plus grands Mouton sont 1945 et 1900. J’aurais tendance à penser que ce 1928 est de ce calibre.

À ses côtés est servi le Château Lafite Rothschild 1945. Pris isolément, ce vin serait unanimement considéré comme exceptionnel. Mais la proximité du Mouton Rothschild 1928 rend la comparaison difficile. Le Lafite est grand, très grand même, mais le Mouton évolue à un niveau qui paraît presque inaccessible. La profondeur du Lafite est remarquable.

Les deux rouges accompagnent aussi les bécasses des mers, c’est-à-dire les rougets que le chef a la gentillesse d’associer à mon nom car j’aime les accords que l’on peut trouver avec Pétrus mais aussi avec le puissant Lafite.

Le Champagne Moët & Chandon 1914 est une pause que je voulais faire entre les vins rouges de Bordeaux et ceux de Bourgogne. Je dois traverser une période de grande émotivité car je ressens la même émotion physique avec ce champagne que celle que je venais de vivre avec le Mouton 1928.

J’ai toujours considéré que 1914 est le plus grand des Moët, devant le légendaire 1911 et celui-ci confirme ma préférence. En ce champagne tout est rêve, avec des saveurs dont le seul mot qui les caractérise est ‘rêve’. L’association à l’escargot est mythique.

Le service suivant réunit La Tâche Domaine de la Romanée-Conti 1960, et le Grand Musigny Domaine Faiveley 1906. La Tâche n’a absolument pas souffert de l’incident du bouchon tombé dans la bouteille. Elle offre une expression noble, racée et parfaitement accomplie de ce grand cru exceptionnel.

Mais le véritable choc vient du Musigny 1906. Boire aujourd’hui un vin âgé de cent vingt ans qui conserve un fruit aussi expressif est profondément émouvant. Pour moi, il s’agit sans doute de la plus grande surprise de ce repas, juste après l’éblouissement provoqué par le Mouton Rothschild 1928. Rencontrer un vin de cet âge encore aussi fringant, aussi jeune d’apparence, aussi complet dans son expression, est un privilège rarissime.

Les deux vins accompagnent le ris de veau puis le pigeon, deux plats exceptionnels.

L’Hermitage La Chapelle blanc Paul Jaboulet Aîné 1923, s’il avait été servi seul, aurait suscité une vive émotion. Mais après la succession de vins rouges d’une telle intensité, il paraît presque discret. Il n’en demeure pas moins un vin de très grande qualité qui lui aussi, comme le Moët, explore des saveurs que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

À ses côtés, le Château-Chalon Bourdy 1921 s’impose immédiatement. C’est un Château-Chalon emblématique, archétypal même, exprimant avec force tout ce que l’on attend de cette appellation bénie du Jura. Sa puissance est remarquable.

Le Château d’Yquem 1898 se présente sous un registre totalement différent. C’est un Yquem délicat, tout en finesse et en subtilité. Son expression est discrète mais particulièrement séduisante. Il charme davantage qu’il n’impressionne, ce qui ne l’empêche pas d’obtenir un vote de premier d’un des participants.

Le Massandra Collection Sotheby’s Madeira 1923 se révèle d’une élégance remarquable. C’est un madère subtil, frais, presque féminin, raffiné dans chacune de ses nuances de roses. Son charme est incontestable.

Puis arrive le Malaga 1872. Là, tout change de dimension. Son parfum surgit avec une force irrésistible, envahissant l’espace et le palais avec une puissance spectaculaire. Le vin lui-même est un conquérant. Il avance avec assurance, imposant sa personnalité à tous les autres. Sa richesse aromatique, sa densité et son énergie sont saisissantes. C’est tout simplement un vin immense.

Comme je l’ai déjà fait une fois, je demande à Arnaud Donckele que toute son équipe vienne dans notre salle pour que nous puissions applaudir le travail qu’ils ont fait. C’est toujours un moment émouvant et Arnaud, taquin, mettant ses mains sur mes épaules alors que je suis assis, dit : « En fait, à chaque fois qu’on fait des repas avec François, François nous fait souvent refaire les recettes, jusqu’à ce qu’on arrive à ce qu’en fait on a été simplement les apprentis de François ». Quelle gentillesse, quelle humilité et quelle complicité !

C’est le moment de voter. Nous sommes 14 à voter pour nos cinq vins préférés. Les 13 vins ont eu au moins un vote, ce qui est toujours plaisant. Six vins ont eu l’honneur d’être désignés premiers. Le Mouton 1928 a eu cinq votes de premier, le Moët 1914 a eu trois votes de premier, le Montrachet Ramonet 1972 et le Grand Musigny 1906 de Faiveley ont eu deux votes de premier et l’Yquem 1898 a eu un vote de premier.

Le classement de l’ensemble de la table est : 1 – Château Mouton Rothschild 1928, 2 – Champagne Moët & Chandon 1914, 3 – Grand Musigny Domaine Faiveley 1906, 4 – Montrachet domaine Ramonet 1978, 5 – Malaga 1872, 6 – Château Lafite-Rothschild 1945.

Mon classement est : 1 – Château Mouton Rothschild 1928, 2 – Champagne Moët & Chandon 1914, 3 – Grand Musigny Domaine Faiveley 1906, 4 – Hermitage La Chapelle Paul Jaboulet Aîné Blanc 1923, 5 – Malaga 1872.

Une fois les votes effectués, nous montons au septième étage de l’hôtel Cheval Blanc, sur la terrasse dominant Paris. J’avais prévu ce moment afin que ceux qui le souhaitaient puissent profiter du plein air et fumer de beaux cigares.

J’ai apporté avec moi un Rhum Saint James années 1910 ou 1920. Il est absolument extraordinaire. On y retrouve toute la puissance et une intensité que l’on attend d’un très grand rhum ancien, mais aussi un charme et une séduction rares.

Alors que cela fait 35 ans que je n’ai plus fumé, j’allume un cigare Cohiba datant de l’époque où je fumais encore. Le temps ne l’a nullement altéré. L’association de ce cigare parfaitement conservé avec ce rhum majestueux procure un plaisir rare et constitue une conclusion idéale à cette journée exceptionnelle. Une petite anecdote : sur le goulot de la bouteille le prix du rhum est marqué : « 21,25 francs, verre compris ». Il s’agit d’anciens francs, donc c’est 0,21 nouveau franc, ce qui signifie 0,03 €. On peut mesurer ainsi la dégradation de notre monnaie.

Ce qui ne nous empêchera pas de considérer ce repas comme l’un des plus grands, voire le plus grand des 311 dîners que j’ai organisés tant les accords mets et vins ont été sublimes.

311th event of wine-dinners in restaurant Plénitude vendredi, 5 juin 2026

The 311th lunch of wine-dinners takes place at restaurant Plénitude. I had met Chef Arnaud Donckele on April 22 to create the menu, together with his executive chef Clément and head sommelier Emmanuel. I returned on May 22 to taste several dishes and refine certain recipes and presentations before the lunch held on June 5.

I arrive at 9:30 a.m. at the Cheval Blanc Paris hotel, where Chloé welcomes me and assists with the opening of the wines. I do not believe I have ever experienced such a demanding opening session. Many corks prove extremely difficult to extract, especially that of the first wine I intend to open: Château Mouton Rothschild 1928.

The cork clings to the neck with such determination that removing it in one piece is virtually impossible. I have to proceed fragment by fragment, with infinite patience. When the operation is nearly complete, my friend Wong, who has come from Singapore, carefully removes the last tiny particles of cork remaining in the neck of the bottle.

The moment the wine finally reveals itself, I smell it and am struck by the most extraordinary aroma one could imagine from a great Bordeaux. I immediately go in the kitchen and ask Clément to smell it. Like me, he feels that we are facing an expression close to absolute perfection. It is one of the greatest wine aromas either of us has ever encountered.

I then open the remaining bottles. Overall, the olfactory impressions are highly positive, and the pleasant surprises far outweigh any reservations.

One memorable incident occurs while opening La Tâche, Domaine de la Romanée-Conti 1960. Without the slightest effort on my part, the cork simply drops into the wine. Once retrieved, we observe that it is complete and perfectly cylindrical, but has shrunk dramatically. Rarely have I seen a cork contract to such an extent over the decades.

Apart from this episode, the openings proceed satisfactorily. The most impressive aromas are those of Mouton Rothschild 1928 and Malaga 1872. The former displays remarkable nobility and perfection, while the latter releases a literally explosive bouquet of extraordinary aromatic power.

The guests then begin to arrive and lunch can begin.

The meal takes place in the main dining room of Plénitude. We sit at what is now known as the “François Audouze Table”, a table designed at my request for the occasions when I privatize the restaurant for my wine-dinners.

We are fourteen guests, which is unusual. Originally, we were expected to be thirteen, but one participant cancelled. I contacted several friends and, amusingly enough, two of them accepted at exactly the same moment. I therefore decided to welcome both of them and added two further wines to the programme, both from the 1923 vintage. Of the fourteen participants, thirteen had already attended at least one of my wine-dinners. Only one guest was discovering this universe for the first time.

A Champagne Dom Pérignon magnum 1988 is served while I present the customary remarks and suggestions that precede our meals. We take our places at the table and the amuse-bouches, including an exceptional oyster, accompany this solid and serene Dom Pérignon 1988, an obvious partner for gastronomy.

The menu created by Arnaud Donckele is: Amuse-bouches and oyster au gratin / Langoustine, sea apple and seaweed “for” an ephemeral Champagne-inspired sauce / Pike-perch, artichoke and lovage “for” the “Carciofi” sauce / Red Mullet “Audouze” / Snail, young garlic and basil “for” the “Cansoun” broth / Sweetbreads, morels and walnut wine “for” the “Sotolon” jus / Pigeon, almond cream and herbs “for” the “Féral” salmigondis / Comté vapeur / Cherished Memory “for” the “Crocus d’Orient” double sauce / François Audouze financiers.

I particularly enjoy Arnaud Donckele’s use of the word “for”, which suggests that the dish is created for the sauce rather than the sauce being created for the dish.

The next course features two wines served side by side: Château Laville Haut-Brion 1947 and Montrachet Domaine Ramonet 1978. These wines possess radically different personalities.

The Montrachet charms through its moving grace, displaying a youthfulness that remains radiant, supported by considerable power. Everything about it is harmony, balance and refined fruit expression.

The Laville Haut-Brion 1947 is of a completely different nature. Despite its venerable age, it appears astonishingly young. It displays overflowing vitality and almost insolent energy, as though the passing decades have left no mark upon it. Its freshness and dynamism impress every guest. Its finish seems endless.

The two white wines served together are particularly inspiring and pair beautifully with the perfectly cooked langoustine.

Then comes Château Mouton Rothschild 1928. The previous day, while tasting Pétrus 1959, I had experienced an almost physical emotion. With this Mouton, the same sensation returns. I have the feeling of touching the absolute perfection of Bordeaux wine. The emotion is intense. I keep returning to my glass and, with every sip, experience the same thrill in front of a wine of such power, such harmony and such complete fulfilment.

I have always considered the greatest vintages of Mouton Rothschild to be 1945 and 1900. I am inclined to believe that this 1928 belongs in the same league.

Alongside it is served Château Lafite Rothschild 1945. Taken on its own, this wine would unanimously be regarded as exceptional. Yet the proximity of Mouton Rothschild 1928 makes comparison difficult. The Lafite is great, very great indeed, but the Mouton operates at a level that seems almost unattainable. The depth of the Lafite is remarkable.

The two red wines also accompany the Red Mullet “Audouze”, the fish that the chef kindly associates with my name because of my fondness for the pairings that can be achieved with Pétrus and equally with the powerful Lafite.

The Champagne Moët & Chandon 1914 is intended as a pause between the Bordeaux reds and the Burgundies red. I must be going through a particularly emotional period, because I experience with this Champagne the same physical emotion that I had just felt with the Mouton 1928.

I have always considered 1914 to be the greatest Moët vintage, ahead even of the legendary 1911, and this bottle fully confirms my preference. Everything in this Champagne is dreamlike. The only word capable of describing its flavours is “dream”. Its pairing with the snail course is simply mythical.

The next service brings together La Tâche Domaine de la Romanée-Conti 1960, and Grand Musigny Domaine Faiveley 1906. La Tâche has suffered absolutely no consequence from the incident of the cork falling into the bottle. It offers a noble, aristocratic and perfectly accomplished expression of this exceptional Grand Cru.

The true shock, however, comes from the Musigny 1906. To drink today a wine that is one hundred and twenty years old and still retains such expressive fruit is profoundly moving. For me, it is undoubtedly the greatest surprise of the meal, second only to the dazzling experience of Mouton Rothschild 1928. Encountering a wine of such age that remains so vigorous, so youthful in appearance and so complete in its expression is an exceedingly rare privilege.

The two wines accompany the sweetbreads and then the pigeon, both exceptional dishes.

The Hermitage La Chapelle Blanc Paul Jaboulet Aîné 1923 would have created a powerful emotion had it been served on its own. Yet after such an extraordinary succession of red wines, it appears almost discreet. Nevertheless, it remains a wine of great quality which, like the Moët 1914, explores flavours that can be found nowhere else.

Alongside it, the Château-Chalon Bourdy 1921 immediately asserts itself. It is an emblematic, almost archetypal Château-Chalon, expressing with conviction everything one expects from this blessed appellation of the Jura. Its power is remarkable.

The Château d’Yquem 1898 belongs to an entirely different register. It is a delicate Yquem, full of finesse and subtlety. Its expression is discreet yet highly seductive. It charms more than it impresses, which does not prevent it from receiving a first-place vote from one of the participants.

The Massandra Collection Sotheby’s Madeira 1923 reveals remarkable elegance. It is a subtle, fresh and almost feminine Madeira, refined in every one of its rose-tinted nuances. Its charm is undeniable.

Then comes the Malaga 1872. Here, everything moves onto another scale. Its aroma bursts forth with irresistible force, filling both the room and the palate with spectacular intensity. The wine itself is a conqueror. It advances with confidence, imposing its personality upon all the others. Its aromatic richness, density and energy are breathtaking. Quite simply, it is a monumental wine.

As I had done once before, I ask Arnaud Donckele if his entire team can join us in our dining room so that we may applaud the extraordinary work they have accomplished. It is always a moving moment. Arnaud, in a playful mood, places his hands on my shoulders while I remain seated and says:

“In fact, every time we host a dinner with François, François makes us revisit our recipes again and again, until eventually we realise that we have simply become François’s apprentices.”

What kindness, what humility and what wonderful complicity.

It is then time to vote. Fourteen of us vote for their five favourite wines. All thirteen wines receive at least one vote, which is always gratifying. Six wines are awarded first-place votes. Mouton Rothschild 1928 receives five first-place votes. Moët & Chandon 1914 receives three first-place votes. Montrachet Ramonet 1978 and Grand Musigny Faiveley 1906 each receive two. Château d’Yquem 1898 receives one.

The overall ranking of the table is: 1 – Château Mouton Rothschild 1928, 2 – Champagne Moët & Chandon 1914, 3 – Grand Musigny Domaine Faiveley 1906, 4 – Montrachet Domaine Ramonet 1978, 5 – Malaga 1872, 6 – Château Lafite Rothschild 1945.

My personal ranking is: 1 – Château Mouton Rothschild 1928, 2 – Champagne Moët & Chandon 1914, 3 – Grand Musigny Domaine Faiveley 1906, 4 – Hermitage La Chapelle Blanc, Paul Jaboulet Aîné 1923, 5 – Malaga 1872.

Once the voting is completed, we go up to the seventh floor of the Cheval Blanc hotel, onto the terrace overlooking Paris. I had planned this moment so that those who wished could enjoy the open air and smoke fine cigars.

I had brought with me a Saint James rum from the 1910s or 1920s. It is absolutely extraordinary. One finds all the power and intensity expected from a great old rum, but also a rare charm and seductiveness.

Although I have not smoked for thirty-five years, I light a Cohiba cigar dating from the time when I was still a smoker. Time has not altered it in the slightest. The pairing of this perfectly preserved cigar with that majestic rum provides a rare pleasure and constitutes the ideal conclusion to an exceptional day.

A small anecdote: on the neck of the bottle of the rum, the original price is still marked: “21.25 francs, glass included.” These are old French francs, equivalent to 0.21 new francs, or approximately 0.03 euro. It is a striking illustration of the decline in the value of our currency.

That observation does not prevent us from considering this meal as one of the greatest — perhaps the greatest — of the 311 wine-dinners I have organized, such is the sublime quality of the food and wine pairings.