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Ce blog n’est pas un guide au sens classique. C’est plus le roman d’aventures d’un passionné de vins anciens et de gastronomie.
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(ouverture de Mouton 1918 dont l’étiquette Carlu est en tête de ce blog. A gauche, on reconnait Mouton 1945)

 

 

 

 

 

 

Il n’est pas prévu – pour l’instant – de dialogue directement sur le blog, car je ne pourrais pas le gérer. Mais on peut m’adresser des questions, des commentaires, des suggestions par mail en se servant du formulaire que l’on trouve en cliquant sur ce lien : me contacter .

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Bulletins du 1er semestre 2026, du n° 1079 à … lundi, 2 février 2026

Bulletins du 1er semestre 2026, du numéro 1079 à …

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(bulletin WD N° 1081 260204)    Le bulletin 1081 raconte : le 305ème dîner très cosmopolite de wine-dinners au restaurant Astrance et dîner avec  mon fils et des bouteilles « à risque ».

(bulletin WD N° 1080 260127)    Le bulletin 1080 raconte : la généreuse 43ème séance de l’Académie des Vins Anciens, un repas de famille et un déjeuner au restaurant le Petit Sommelier avec des amis que je n’avais pas revus depuis plus de soixante ans.

(bulletin WD N° 1079 260110)    Le bulletin 1079 raconte : présentation d’un livre « 1855 Culte et Cultures » au siège parisien de Christie’s, dîner au Grand Véfour pour célébrer la parution de ce livre, déjeuner aux vins impromptus au restaurant Pages et présentation des vins incroyables de la 43ème Académie des vins anciens.

Voyage à Tampa et dîner au Bern’s Steak House vendredi, 30 janvier 2026

Avec ma femme, mon fils et son épouse, nous partons à Tampa au nord de la Floride. Il fait un froid inhabituel. La route est longue, d’environ cinq heures. Les hommes vont aller au restaurant Bern’s Steak House et les femmes iront de leur côté à Saint-Pétersbourg où nous passerons la nuit.

Mon fils avait réservé une table pour nous deux pour dîner à 19h30. J’avais prévenu de notre venue Brad Dixon, le chef sommelier du restaurant, en lui demandant de préparer les bouteilles les plus anciennes du restaurant comme nous l’avions déjà fait lors d’une précédente visite en ce lieu mythique.

Pour fixer les idées, du temps du fondateur du restaurant, la cave a compté jusqu’à deux millions de bouteilles. Son fils et successeur a préféré diminuer la taille de la cave qui est de l’ordre de six cent mille flacons. La politique tarifaire a elle aussi profondément changé, les grands vins devenant quasiment intouchables. Brad Dixon gère les achats et les ventes de vins qui sont de l’ordre d’un million de dollars par mois. On ne peut que baisser son chapeau par respect pour une telle performance.

Quand nous arrivons, il y a une longue file d’attente de personnes ayant réservé leurs tables. Je demande que l’on prévienne Brad Dixon de notre arrivée. Il arrive tout souriant et nous embrasse gaillardement. Quel plaisir de se revoir !

Il a fait préparer en cave une vingtaine de bouteilles anciennes. Mon fils utilise la lampe de son téléphone pour me montrer la couleur du vin par transparence. Dans ce lot, il y a essentiellement des bouteilles de niveau très bas et beaucoup de vins sont dépigmentés. On est bien loin du choix que nous pouvions avoir il y a quelques années.

Je choisis deux bouteilles anciennes qui me semblent avoir de belles couleurs. Je commande un champagne Rare que j’avais vu sur la liste des vins de plus de 200 pages mais il a été vendu aussi nous prenons un Champagne Dom Pérignon 2012.

Brad ouvre les deux vins anciens avec son tirebouchon et réussit à retirer les bouchons entiers ce dont je le félicite. Comme moi il n’aime pas utiliser le tirebouchon Durand pour les vins très anciens. Les parfums des deux vins me plaisent beaucoup. Voilà une bonne nouvelle.

Brad nous a réservé une belle table. Williams son adjoint qui me suit sur Instagram va s’occuper de nous mais Brad reviendra très souvent, notamment pour goûter, à mon invitation, les vins que nous allons déguster.

L’entrée que j’ai choisie est faite de sashimi de thon, tartare de wagyu, caviar osciètre, sauce soja Bluegrass. Mon fils a choisi l’entrée d’escargot avec champignons, citron, aneth, jus de moelle osseuse. Les entrées au lieu d’être servies ensemble se suivront, ce qui fait que nous goûterons les deux.

A la table voisine, un homme accompagné de deux femmes a commandé Pétrus 1995, un Chevalier Montrachet Ramonet et un autre bordeaux de 1961. Je pressens que nous allons pouvoir faire des échanges intéressants.

L’entrée de thon et wagyu est idéale pour le Champagne Dom Pérignon 2012. Il est très différent du 2013 plus charmant. Mais son assurance solide en fait un champagne très convainquant et plaisant. On peut aimer les deux années sans avoir à désigner un vainqueur.

Sur les recommandations d’un serveur qui a vu l’amitié qui nous lie à Brad Dixon, nous avons commandé un morceau de bœuf Delmonico d’une tendreté que je n’ai sans doute jamais ressentie aussi bonne. J’ai choisi des frites en demandant d’avoir deux services car le frites froides perdent de leur intérêt.

Le Château Haut-Brion 1923 a une couleur d’un rouge intense. Le nez est puissant et le vin est conquérant, large et puissant.

Le Château Lafite-Rothschild 1934 a une couleur moins profonde mais jolie, un nez délicat et une subtilité très agréable.

Mon fils a une préférence pour le Lafite et j’ai une préférence pour le Haut-Brion. Le 1923 gardera tout au long du repas son énergie. Le 1934 va s’épanouir progressivement ce qui fait que les deux vins seront également plaisants en fin de repas.

J’ai fait goûter à Brad ainsi qu’à la table voisine nos deux vins rouges et en contrepartie nous avons pu goûter le Pétrus 1995 d’une immense richesse ainsi que l’autre bordeaux de 1961 dont je n’ai pas retenu le nom, gourmand mais pas au niveau du Pétrus.

Pour fixer encore les idées de ce repas, Brad nous a dit qu’il attendait mille personnes en ce jour, qui est la veille de la fête des Pirates, que nous avions déjà vue il y a quelques années.

Dans les salles nombreuses, il y a beaucoup de mouvements et tous les genres sont représentés. L’ambiance est joyeuse et bruyante mais fort heureusement, il n’y a pas de musique assourdissante comme c’est souvent l’usage aux Etats-Unis.

Etre à Bern’s Steak House est un pèlerinage car j’adore ce restaurant. Mais force est de constater que le stock de bouteilles centenaires est pratiquement épuisé. Et comme les prix des grands vins de toutes régions sont devenus stratosphériques – je n’ose pas dire le prix du Pétrus 1995 dont nous avons pu goûter quelques gouttes – les raisons de venir à Tampa vont devenir minimes, malgré l’amitié qui nous lie à Brad Dixon, le plus charmant des sommeliers que je connais.

Le lendemain nous avons visité à Saint-Pétersbourg le musée Salvador Dali avec une exposition particulière d’œuvres de Giacometti que nous avions déjà visité. Il est impressionnant de voir que nous sommes bien loin d’avoir exploré tout le génie de Salvador Dali. Chaque nouvelle visite est un émerveillement.

Nous sommes allés ensuite au Musée Dale Chihuly, un autre génie du verre, créateur de formes et de couleurs invraisemblables.

Par un froid incroyable pour la Floride et avec un vent qui rend le froid encore plus insupportable, nous avons passé deux jours de très grand plaisir.

déjeuner chez la plus fidèle de mes dîners vendredi, 23 janvier 2026

Il n’y a pas de séjour à Miami sans que nous allions déjeuner au restaurant Kiki on the river. Au bord de l’eau il y a une espèce de chapelle vouée à un grand champagne. Il y a quelques années, c’est Dom Pérignon qui était la vedette. Aujourd’hui, c’est Perrier-Jouët qui bénéficie d’une sainte chapelle. Mais nous serons probablement excommuniés car les tarifs pratiqués nous conduisent à ne pas communier. C’est dommage car le site sur les rives d’une rivière est charmant et la cuisine plaisante. Tant pis.

Nous allons déjeuner chez Sarah, l’amie la plus fidèle de mes dîners, qui habite tout près de la maison de notre fils. Elle habitait à Charlotte et a emménagé à Corral Gables à Miami. Sa nouvelle maison est très belle et spacieuse.

J’ai apporté une bouteille de Champagne Rare 2013 que j’ai trouvée chez un marchand de vin qui fait en même temps restaurant où j’ai mangé des profiteroles qui sont probablement les meilleurs de ma vie.

Notre amie Sarah est une bonne cuisinière qui a équipé sa cuisine des plus grands raffinements. Le Champagne Rare 2013 est à la fois précis, raffiné et élégant. Il est agréable à boire.

Le Charmes-Chambertin Grand Cru Domaine Arlaud 1999 est bien construit et profite d’un millésime particulièrement réussi en Bourgogne. On ne peut qu’aimer ce beau Charmes Chambertin qui porte bien son nom. Un vin du sud eut été plus adapté au très bon cassoulet mais le vin bourguignon a su s’adapter.

Sarah avait participé au déjeuner que j’avais proposé au groupe de chevaliers du Tastevin de Floride au siège de la maison Salon-Delamotte. Elle s’est éprise de ce domaine aussi n’est-ce pas étonnant que l’on boive un Champagne Delamotte Blanc de Blancs 2014. Il est solidement charpenté et offre un message brillant, très différent du Rare 2013. La tarte à la pomme lui a convenu.

Les deux champagnes se justifient pleinement, l’un dans le charme délicat, l’autre dans la rigueur précise et entraînante.

Retrouver Sarah chez elle alors que je l’ai connue surtout dans mes dîners fut un beau plaisir.

dîner d’amateurs de vins au Happy Wine jeudi, 22 janvier 2026

Abdo est le propriétaire par sa famille d’un magasin qui vend du vin baptisé Happy Wine. En cet immeuble il y a au premier étage une très grande salle où l’on peut dîner. Abdo est jeune, souriant et enthousiaste et nous sommes heureux de nous retrouver chez lui, où nous avons eu de grands moments d’amitié.

Nous serons huit amateurs de vins à partager le dîner avec une cuisine simple mais permettant aux vins de s’exprimer. Je connais plusieurs présents rencontrés dans de précédents dîners et pratiquement tout le monde me suit sur Instagram. Beaucoup ont envie que je raconte des histoires de vins.

Nous commençons par un Champagne Comtes de Champagne Taittinger 1981 à la couleur un peu trop foncée. Le champagne fait plus vieux que son âge et n’arrivera pas à nous séduire.

En revanche, le Champagne Rare 1985 dégorgé en février 2025 est éblouissant. Il est frais, très jeune pour ses quarante ans et offre une finesse impressionnante. Ce champagne fait partie de l’aristocratie du champagne tant il est précis, fin, complexe et d’une longueur infinie. Sa jeunesse surprenante le rend idéal.

Le Champagne Krug Grande Cuvée étiquette crème magnum est de la deuxième génération des Grande Cuvée de Krug, qui faisaient suite aux Private Cuvée. Il a donc des vins de plus de quarante ans. Ce champagne est grand, correspondant à ce que la Maison Krug a toujours voulu : un champagne grand et serein, d’un équilibre parfait. Je dirais que c’est le gendre idéal qui a toutes les qualités. Mais dans ce trio de champagnes, c’est le Rare 1985 qui est le plus séduisant.

L’Hermitage Jean-Louis Chave blanc 2014 est élégant, complexe et raffiné et se montre beaucoup plus brillant que l’Ermitage de l’Orée M. Chapoutier blanc 2013 qui manque un peu de présence et de complexité.

Le Meursault Perrières Domaine Ballot Millot 2020 a du mal à se situer après deux hermitages beaucoup plus forts et conquérants. Il ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs dans ce long dîner.

Le Clos Vougeot Grand Cru Domaine Georges Mugneret 1996 est bien fait, mais le Clos de Vougeot Grand Cru Méo-Camuzet 1996 a un charme et une force d’expression qui me plaisent par son raffinement séducteur.

Le Château Haut-Brion 1984 que l’on pourrait aimer s’il était servi seul, a du mal à se situer après les deux vins bourguignons.

Le Chateauneuf-du-Pape Cuvée Spéciale Henri Bonneau 1990 est annoncé sur l’étiquette avoir 16,5° d’alcool. Même si on est impressionné par la grande puissance de ce vin miraculeux, on ne ressent pas l’alcool. Ce vin rare car la Cuvée Spéciale n’a été faite que pour ce millésime, est l’archétype du Chateauneuf parfait. Quelle générosité, quelle grandeur mais aussi quelle sérénité er quel équilibre. Je me régale avec une forte émotion car j’ai eu la chance de visiter les caves du domaine Henri Bonneau et de comprendre à quel point ce viticulteur cherchait la perfection. Ce 1990 fait partie des plus grands Chateauneufs que j’ai bus.

Le Château d’Yquem 1995 fait suite au même 1995 que j’avais pu boire il y a deux jours. Il est aussi plaisant que le précédent, subtil et d’une longueur infinie.

J’ai bu boire ensuite un Beringer Johannisberg Riesling 1985 incroyablement liquoreux, dix fois plus lourd que l’Yquem, avec des saveurs variées et puissantes qui font voyager le palais. Je n’avais pas de repères sur ce vin intéressant par la puissance des saveurs changeantes.

Nous n’avons pas voté mais j’ai envie de le faire, tout seul, ainsi : 1 – Chateauneuf-du-Pape Cuvée Spéciale Henri Bonneau 1990, 2 – Champagne Rare 1985, 3 – Clos de Vougeot Méo-Camuzet 1996, 4 – L’Hermitage Jean-Louis Chave blanc 2014, 5 – Champagne Krug Grande Cuvée étiquette crème magnum qui pourrait être troisième, mais je le connais trop, 6 – Yquem 1995 que, lui aussi, je connais trop.

Nous avons parlé de vin, bien sûr, dans une ambiance amicale et ouverte. Abdo était si heureux de nous avoir reçus qu’il a envoyé des messages le lendemain disant que nous aurons table ouverte à tout moment, dès que nous le voudrons. De nouvelles amitiés, se sont forgées.

dîner à Miami dans un restaurant italien mercredi, 21 janvier 2026

Avec ma femme, nous partons à Miami passer près de trois semaines auprès de notre fils. Sarah, la plus fidèle participante de mes dîners vit à Miami. Elle m’invite à un dîner avec des amis qui sont des chevaliers du Tastevin comme elle et avec d’autres amis.

Le matin, elle vient me demander comment organiser les vins de sa cave qu’elle a choisis et l’ordre des plats. Le soir nous nous retrouvons à sept dans le restaurant italien Portosole à Coral Gables.

Sur du caviar Malossol très plaisant nous buvons un Champagne Philippe Gonet Signature Blanc de Blancs sans année. Ce champagne de Mesnil-sur-Oger a une belle finesse pointue et un jolie personnalité.

J’ai apporté un Champagne José Dhondt Blanc de Blancs sans année prélevé dans la cave de mon fils qui ne pouvait pas se joindre à nous. Ce champagne d’Oger est un peu plus rond que le Philippe Gonet mais l’on mesure bien la proximité de goût liée à la proximité géographique. Autour de la table les préférences sont très partagées. J’ai préféré le Dhondt, mais j’aurais pu mettre les deux champagnes à égalité.

Le Condrieu Guigal 2014 est généreux et joyeux et ce qui frappe, c’est son équilibre serein. C’est un vin très agréable à boire. La salade, le tartare de thon et carpaccio de crevettes lui conviennent. C’est un vin de gastronomie.

Deux vins vont accompagner du Tonnarelli au fromage et au poivre avec de la truffe noire. Le Barbaresco Gaja 1999 est un vin solaire et joyeux, d’un caractère généreux. Le Château Trotanoy Pomerol 1986 est beaucoup plus strict mais aussi beaucoup plus subtil. Le contraste entre les deux est très grand. On peut préférer la joie de vivre du vin italien. La combinaison pomerol et truffe me conduit à préférer le Trotanoy, grand pomerol s’il en est.

Un chateaubriand d’un bœuf de grande qualité est associé à un Crozes-Hermitage Guigal 2018. Ce vin est très plaisant mais on ressent qu’il n’a pas la puissance et la largeur d’un Hermitage. Mais il a beaucoup de qualités.

On présente pour le Château d’Yquem 1995 un plateau de fromages dans lequel il y a des fruits et des confitures. Je demande à tous mes convives de ne toucher ni aux fruits ni aux confitures pour ne pas gâcher ce délicieux sauternes d’un équilibre séduisant. Cet Yquem n’a pas une puissance extrême mais sa maturité délicate est adorable.

Dans ce restaurant où aucune musique ne vient couvrir les discussions, les américains parlent fort et j’ai eu du mal à comprendre tous leurs propos. Mais l’ambiance était joyeuse. Les serveurs ont été attentifs à nos réflexions et à nos préférences, espérant que nous désignerions le vin italien premier. Tous les vins se sont montrés sur leur beau jour. Les bonnes surprises sont le Gaja et le Condrieu, l’Yquem étant hors catégorie. Ce fut un beau dîner grâce à la générosité de Sarah. Nous la reverrons pendant notre séjour.

déjeuner au restaurant Épicure de l’hôtel Bristol mardi, 13 janvier 2026

Lorsque j’ai lancé mes dîners, j’en ai fait douze à l’hôtel Bristol jusqu’au 185ème, ce qui faisait à peu près un par an. Eric Fréchon, grand chef très occupé, avait trop peu de temps à consacrer à la préparation de mes dîners avec moi aussi, quel que soit le talent de ce chef, je n’avais pas le plaisir de la création en commun. D’autres chefs m’ont offert des coopérations plus motivantes pour moi.

Le Bristol me manquait, aussi j’ai voulu renouer le lien avec cet endroit où j’ai beaucoup de beaux souvenirs, y compris avec Eric Fréchon lorsque j’y allais en client avec des amis ou en famille.

Je vais déjeuner avec le plus fidèle participant à mes dîners qui a créé le contact avec Jonathan Moncuit le second du chef Arnaud Faye et avec Jérémy Lebon, adjoint du chef sommelier. Les deux me suivent sur Instagram et Jonathan a participé auprès de Pascal Barbot à des dîners que j’ai faits à l’Astrance du temps où il exerçait dans l’avenue Beethoven.

Jérémy a proposé que l’on puisse apporter du vin et j’ai cherché dans ma cave des vins qui sortent des sentiers battus. J’en ai apporté quatre pour qu’on en choisisse deux.

Le vin de la bouteille de Chablis Moutonne Long Dépaquit 1966 a une couleur magique, d’une rare beauté. C’est ce vin, dans le millésime 1959, que j’avais ouvert avec Jancis Robinson, célèbre experte internationale du vin que j’avais invitée avec son mari. Je m’étais posé la question : quel vin pourrait impressionner cette femme qui connait tous les vins de toutes les régions et dont je serais sûr qu’elle ne l’ait jamais bu. Elle avait été éblouie par ce 1959 et au nez, le 1966 me paraît du même niveau. Ce vin rare dans cette année m’excite beaucoup.

Pour le deuxième vin j’ai choisi un vin dont je suis sûr que Jérémy n’en a jamais bu et dont je pense qu’il ne soupçonne même pas qu’il puisse être passionnant. J’ai ouvert un Fleurie « la Madone », vin sélectionné par les Jurés Gourmets de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin J. Calvet & Cie 1953. La majorité des amateurs de vins pensent qu’un beaujolais de 73 ans ne peut pas être bon. Le parfum à l’ouverture est puissant, direct et intense, ce qui surprend Jérémy et Jonathan.

Ils sont aussi impressionnés par l’ouverure des vins car les bouchons sont sortis entiers et aucune miette de bouchon n’est tombée dans le vin.

Nous n’allions pas commencer notre déjeuner par le chablis aussi j’ai choisi dans la belle carte des vins un Champagne Pierre Moncuit Vieille Vigne 2004.

Pour ce champagne, nous avons été invités à descendre en cave où nous pourrons déguster de délicieux amuse-bouches.  Ce qui est fascinant, c’est la continuité fluide entre une huître dotée d’une crème d’une belle acidité et le champagne. Cette association est magique et le champagne est grand, long et intense. Ce 2004 est d’une maturité solide, un vraiment grand champagne.

Le Chablis Moutonne Long Dépaquit 1966 est un empereur majestueux. Sa sérénité est enthousiasmante sur deux plats, une langoustine cuite idéalement et une sole du Morbihan avec une compression de topinambour et macadamia et avec un jus des arêtes rôties à la truffe noire. L’équilibre du chablis est une merveille.

Le chevreuil parfaitement exécuté met en valeur le Fleurie « la Madone », vin sélectionné par les Jurés Gourmets dela Confrérie des Chevaliers du Tastevin J. Calvet & Cie 1953 que jamais personne n’aurait imaginé aussi brillant. Il est riche, puissant, long et d’une présence en bouche idéale.

Normalement je classerais en premier le chablis qui a une personnalité immense, mais le Fleurie est une telle surprise que c’est ce vin qui sera mon préféré tant la surprise est grande de le voir brillant à ce point.

Notre déjeuner dans une ambiance joyeuse fut plus qu’agréable et la cuisine est de haut niveau. Nous avons vu une belle salle où des repas pour douze personnes sont possibles. Nous pensions y faire un prochain dîner, mais les exigences financières du groupe Oetker nous en priveront. Quel dommage !

dîner de la Saint-Sylvestre 2025 mercredi, 31 décembre 2025

Pour une fois, le réveillon de la Saint-Sylvestre se tiendra à notre domicile et pas dans notre maison du sud. Nous recevrons six amis et deux couples passeront la nuit chez nous.

J’avais fait un programme de onze vins mais comme nous ne sommes que sept à boire, j’ai allégé d’un bordeaux blanc et d’un vin du Rhône rouge et du fait des arrivées décalées des invités, j’ai rajouté un champagne. Ma femme a préparé le repas pendant trois jours, avec l’envie de faire un grand repas.

Le menu sera : amuse-bouches avec poutargue, gougères, saucisson, jambon espagnol Pata Negra, olives, œufs de caille, foie gras et autres / deux caviars avec du thon cru / deux autres caviars avec des coquilles Saint-Jacques crues / boudin blanc à la truffe / deux services de wagyu / Brillat-savarin / madeleines et financiers.

Des amis sont arrivés deux heures avant l’heure prévue car ils ont eu peur des manifestations devenues traditionnelles de fin d’année. Prévoyant ces décalages d’arrivées j’avais mis au frais un Champagne Taittinger Comtes de Champagne 2006 que j’ouvre devant eux. Je savais que ce 2006 est une véritable réussite, mais ce champagne va bien au-delà de mes attentes. Il est d’une profondeur spectaculaire. Il est riche, envahit le palais et se montre percutant. Quel grand champagne à l’aube de sa vie !

Les autres amis arrivent, et l’un d’eux montre des tranches fines d’un thon cru qu’il suggère pour l’apéritif. Simplement en le voyant, je pense que sa place sera de cotoyer les caviars, car le Champagne Dom Pérignon 1962 ne me semble pas du tout adapté à lui. Le 1962 est tout en douceur et en rondeur. Il est charmant, facile à vivre, ce qu’il n’exclut pas sa belle complexité. C’est champagne de plaisir, à l’aise sur tous les amuse-bouches et qui trouve avec le foie gras une association gourmande.

Le Tokaji Aszu Esszencia Hongrie 1915 est logé dans une structure en bois qui exige que l’on trouve la façon de l’extraire de cette boîte sans parois. Il fait libérer le col de la bouteille par une sorte de pont-levis. J’ai voulu faire cette ouverture devant les amis car une telle présentation est rare. Après plusieurs minutes, aidé des conseils des amis et de Chat GPT, la bouteille sort de son carcan et le bouchon vient entier, délivrant un parfum magique.

Nous passons à table et j’annonce que ce repas, fait selon la philosophie de mes dîners, sera le 306ème de mes dîners.

Deux caviars, l’osciètre et le kristal se mangent avec du pain et du beurre et on leur a ajouté le thon cru. L’accord thon et osciètre est tellement pertinent. Nous nous régalons. Le Champagne Krug 1982 est très différent du 1962. Il est noble, glorieux et montre qu’il incarne l’aristocratie du champagne. Il s’accorde à merveille avec les caviars et le thon.

Le deuxième plat a aussi deux caviars, l’osciètre et le baeri qui sont posés sur des tranches de coquille Saint-Jacques crues, à la douceur extrême. L’accord avec le Krug est agréable et je pense que le Dom Pérignon aurait aussi apprécié la délicatesse des coquilles.

L’Hermitage Blanc Château de Thouet Salavert 1949 est une grande surprise, car l’accord avec le boudin blanc à la truffe est phénoménal. Ils sont faits l’un pour l’autre. La cohérence de ce vin joyeux qui n’a pas l’ombre d’une trace d’âge est enthousiasmante. Nous sentons tous que c’est un grand moment de gastronomie.

Le premier service de wagyu est fait avec deux vins de Bordeaux, le Château Haut Bailly 1962 et le Château Cheval Blanc 1943. Ce sont deux vins très différents. Le 1962 est percutant, tout en longueur et en profondeur comme l’était le champagne de Taittinger. Au contraire le 1943 est en rondeur et en grandeur, avec la noblesse qui n’appartient qu’aux grands vins d’un grand millésime. On peut aimer les deux mais dans les votes le Cheval Blanc sera le plus apprécié.

La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1964 accompagne le deuxième service de wagyu. Il donne instantanément l’image du vin parfait. On sent tout de suite qu’on est au sommet de ce que le domaine de la Romanée Conti peut offrir. Il y a de la sagesse, de la subtilité mais surtout de l’émotion. On le boit en se recueillant. Quel bonheur.

L’Hermitage La Chapelle Paul Jaboulet Aîné 1990 est servi avec le Brillat-savarin. Ce vin d’un équilibre rare est conçu comme une œuvre architecturale. Il est d’une précision étonnante. Il est « jeune » à mon goût et je ressens que trente ans de plus le mettraient dans le sillage du mythique 1961.

Le Tokaji Aszu Esszencia Hongrie 1915 est servi sur des madeleines et des financiers. Le silence se fait car nous pensons que nous sommes face à un vin hors du commun, riche, intense, exotique, doux et profond. Une image de la perfection. Ce bonheur unique nous laisse sans voix.

J’avais prévu un Porto de 1943 mais j’ai envie de proposer autre chose. Il y a un meuble où j’ai des dizaines d’alcools qui ont été ouverts au fil du temps. Je dis à mes amis : choisissez de boire ce que vous voulez. Je sors une Fine Normande 1903, un marc de rosé d’Ott 1929, un Quetsch de 50° des années 50 et le fameux calvados d’un chauffeur de ma société que j’adore au dessus de tout et que je boirai.

Nous sommes sept à voter pour huit vins car le 2006 Comtes de Champagne n’était pas sur ma liste. Le Tokaji rafle six votes de premier et La Tâche gagne le vote de premier qui reste à attribuer.

Le classement de la table est : 1 – Tokaji Aszu Esszencia Hongrie 1915, 2 – La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1964, 3 – Château Cheval Blanc 1943, 4 – Champagne Krug 1982, 5 – Hermitage Blanc Château de Thouet Salavert 1949, 6 – Champagne Dom Pérignon 1962.

Mon vote est : 1 – Tokaji Aszu Esszencia Hongrie 1915, 2 – La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1964, 3 – Hermitage Blanc Château de Thouet Salavert 1949, 4 – Champagne Krug 1982, 5 – Château Cheval Blanc 1943.

Nous avons tous senti que nous vivions un dîner exceptionnel avec deux accords émouvants, le boudin avec l’Hermitage blanc 1949 et le wagyu avec La Tache 1964, suivis par l’émotion intense du Tokaji. Voilà un beau moyen de finir l’année 2025 sur du bonheur.

dîner de Noël mercredi, 24 décembre 2025

Trois jours avant Noël, la cuisine est en pleine ébullition. Ma femme essaie des recettes car elle veut un dîner de Noël parfait. Ayant vent de ce que pourrait être le menu, j’ai déjà fait une sélection de vins.

Le jour venu nous recevons nos deux filles et leurs quatre enfants pour célébrer Noël. Notre fils et ses enfants fêtent Noël aux États Unis.  Comme les deux groupes arrivent avec un décalage, je cherche un champagne pour occuper le temps. Dans l’un des réfrigérateurs où se trouvent des vins, il y a des bouteilles entamées de récentes réceptions.

Je prends un Champagne Besserat de Belfond 1966 dont il reste de quoi faire quelques verres. La couleur est belle, le nez est peu avenant mais en bouche, quelle belle surprise. Le champagne a gardé une belle vivacité et une expression intéressante. Il est presque gourmand.

Il reste encore un peu de ce champagne quand ma fille cadette arrive et je lui dis : « tu sais le parfum n’est pas bon mais le goût est agréable ». Elle prend le verre que j’ai versé. Elle sent et se retourne vers moi : « mais ça sent bon ». Je sens aussi et le parfum est parfait. Décidément les vins offrent souvent de belle surprises.

Ma femme a préparé des feuilles de brick pliées en triangles – enfin pas toutes car sa géométrie n’est pas conventionnelle – et fourrées de crème d’oignon. Il y a aussi de fines tranches de saucisson corse que l’on peut associer à de délicieuses gougères.

Le Champagne Krug Grande Cuvée étiquette crème qui est de la deuxième génération des Grandes Cuvées avait fait un petit pschitt à l’ouverture, mais c’est quand même un pschitt que l’on doit signaler pour un champagne de plus de quarante ans. Ce champagne est noble, imposant, complexe et de grand plaisir.

Le menu préparé par ma femme est : deux caviars, un Baeri et un Osciètre, avec du pain et du beurre / boudin blanc à la truffe noire / poulet avec une purée de marron / Brillat-savarin à la truffe / bûche grains d’orge et noix de Grenoble créé par le chef Bras.

Le Champagne Dom Pérignon 1973 est en complet contraste avec le Krug. Il est doux, plaisant et charmeur. Avec le caviar il est idéal. J’ai un amour particulier pour le Dom Pérignon 1973 que j’ai bu avec Arnaud Donckele au tout début de nos relations, mais celui de ce soir n’est pas le meilleur des 19 que j’ai bus.

Le Montrachet Domaine de la Romanée Conti 1989 accompagne le boudin blanc. L’ouverture de ce vin avait été difficile car le bouchon était descendu de deux centimètres environ et une boursoufflure du verre du goulot empêchait de retirer le bouchon sans le déchirer. Le nez du vin est assez discret, ce qui n’est pas habituel. Le vin est très puissant et l’on voit à quel point il est solide. Mais il manque de la largeur que j’aurais aimé trouver. Il est bon, bien sûr, mais pas glorieux.

Sur le poulet délicieux, le Moulin à Vent  du domaine des Hospices de Romanèche-Thorins 1964 au parfum délicat et subtil se montre émouvant tant il est comme le parfum émouvant et subtil. C’est un vin que l’on ne peut qu’aimer. J’ai toujours eu un amour pour les beaujolais anciens, car avec le beaujolais nouveau, on a donné l’impression que ce vin devait se boire jeune, alors que comme les grands bourgognes, il devient subtil en vieillissant et beaucoup plus complexe. Ce vin est un régal.

J’avais acheté un Brillat-Savarin à la truffe parce que le fromager n’avait pas de Brillat-Savarin ‘nature’. Je suis allé en acheter un ‘nature’ dans un autre magasin, et lorsque j’ai goûté les deux celui à la truffe avait beaucoup plus de charme que l’autre et un gras fluide délicieux. Avec le beaujolais l’accord se trouve même si le Moulin à Vent n’a pas la largeur que de puissants bourgognes plus adaptés offriraient.

Pour la bûche, nous buvons le Château d’Yquem ½ bt 2001. Cette année est légendaire et j’avais eu une forte émotion lorsque je l’avais découvert le jour de sa sortie officielle. Je trouve que celui-ci a évolué vers plus de caramel, ce qui n’est pas la direction que j’aime le plus. Il est grand bien sûr mais je pense qu’il faudra le laisser vieillir pendant de longues années, car il a le potentiel pour devenir mythique.

Le lendemain midi, jour de Noël, seule ma fille cadette et ses deux enfants sont restés, rejoints par Victoire, leur nounou de toujours.  Nous avons continué de boire les vins de la veille, sur un filet de saumon cru puis sur une tarte à l’oignon. La grande surprise, c’est un vin ouvert hier mais non servi, un Gevrey-Chambertin Grivelet Cusset 1943 absolument délicieux qui a fortement impressionné ma fille.  Discret et délicat comme le Moulin à Vent, il a montré une subtilité, une justesse qui en font un grand vin, bien sûr pas tonitruant, mais d’une élégance exceptionnelle.

Ma femme avait préparé des madeleines et des financiers selon la recette de Pascal Barbot le chef de l’Astrance. Ce fut un délicieux point final à un joyeux Noël.

Pour ces deux repas, mon classement est :

1 – Gevrey-Chambertin Grivelet Cusset 1943

2 – Moulin à Vent Hospices de Romanèche Thorins 1964

3 – Champagne Krug Grande Cuvée étiquette crème

4 – Champagne Dom Pérignon 1973

Dans une ambiance familiale joyeuse, avec des petits-enfants qui s’extasient à chaque cadeau qui leur est donné, nous avons eu un Noël mémorable de grand bonheur.

Bulletins du 2ème semestre 2025, du numéro 1063 à … samedi, 20 décembre 2025

Bulletins du 2ème semestre 2025, du numéro 1063 à …

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(bulletin WD N° 1078 251223)    Le bulletin 1078 raconte : un déjeuner comme un Casual Friday au restaurant Pages, des vins merveilleux au restaurant L’Ecu de France et l’annonce d’un beau livre sur la classification des vins de Bordeaux de 1855.

(bulletin WD N° 1077 WD 251213)    Le bulletin 1077 raconte : déjeuner au siège des champagnes Salon et Delamotte et dîner de grands vins au restaurant Comme chez Soi de Bruxelles organisé par la société Vincroyable, dans l’esprit de mes dîners.

(bulletin WD N° 1076 251203)    Le bulletin 1076 raconte : déjeuner d’anniversaire en famille et 304ème dîner à Reims, la première fois à l’Assiette Champenoise d’Arnaud Lallement.

(bulletin WD N° 1075 251119)    Le bulletin 1075 raconte : dîner au restaurant l’Ecu de France où un jeune italien a eu un plaisir émouvant, dîner au restaurant Hakuba de l’hôtel Cheval Blanc et déjeuner au restaurant Pages, le déjeuner Enigma, 303ème repas de wine-dinners.

(bulletin WD N° 1074 251111)    Le bulletin 1074 raconte : le 302ème dîner de wine-dinners au restaurant Maison Rostang Nicolas Beaumann, déjeuner du dimanche en famille, déjeuner au Yacht Club de France et déjeuner « couscous » avec des amis d’école au restaurant Harissa.

(bulletin WD N° 1073 251029)    Le bulletin 1073 raconte : déjeuner au restaurant Le Sergent Recruteur avec des vins d’Algérie et le 301ème de mes dîners au restaurant Astrance.

(bulletin WD N° 1072 251021)    Le bulletin 1072 raconte : un champagne de Bouzy inconnu, déjeuner à l’Assiette Champenoise pour préparer un futur dîner, déjeuner au restaurant Pierre Gagnaire, dîner au restaurant Hanada et déjeuner au restaurant Pages avec un vin australien de 1883.

(bulletin WD N° 1071 251009)    Le bulletin 1071 raconte : déjeuner au restaurant de l’hôtel Lilou, trois déjeuners au restaurant l’Aventure, déjeuner au restaurant A.M. d’Alexandre Mazzia, une « battle » entre Salon 2008 et 2015 et déjeuner d’amis dans ma cave.

(bulletin WD N° 1070 250930)    Le bulletin 1070 raconte : déjeuner au restaurant l’Aventure, apéritif chez des voisins, arrivée des premiers convives du 15 août, déjeuner au restaurant d’Alexandre Mazzia et 300ème repas de wine-dinners dans ma maison du sud.

(bulletin WD N° 1069 250923)    Le bulletin 1069 raconte : comparaison de deux champagnes Salon, réception de voisins, déjeuner au restaurant l’Aventure, déjeuner avec des vins algériens exceptionnels, apéritifs d’été et déjeuner au restaurant Brise Marine.

(bulletin WD N° 1068 250911)    Le bulletin 1068 raconte : apéritif au restaurant Rouge, dîner au restaurant de l’hôtel Lilou, comparaison de champagnes, dîner au restaurant Rouge et plusieurs repas au restaurant l’Aventure.

(bulletin WD N° 1067 250903)    Le bulletin 1067 raconte : 299ème dîner au restaurant Le Doyenné situé à Saint-Vrain, déjeuner au restaurant l’Aventure dans le sud, et déjeuner au restaurant de l’hôtel Lilou à Hyères.

(bulletin WD N° 1066 250825)    Le bulletin 1066 raconte : dégustation de vins de Bourgogne organisée pour le club d’amateurs de vins d’une grande société internationale de conseil et déjeuner au restaurant La Maison Arthur Dubois.

(bulletin WD N° 1065 WD 250818)    Le bulletin 1065 raconte : 298ème dîner, imaginé et créé sous le signe d’une totale extravagance et déjeuner au restaurant Le Doyenné à Saint-Vrain où se tiendra un futur dîner.

(bulletin WD N° 1064 250715)    Le bulletin 1064 raconte : compétition de dégustation à l’aveugle au siège de la maison Bollinger pour 14 écoles de commerce, déjeuner avec les élèves et 297ème dîner de wine-dinners au restaurant Maison Rostang Nicolas Beaumann.

(bulletin WD N° 1063 250702)    Le bulletin 1063 raconte : dégustation de vins anciens pour les élèves de l’Association Grands Crus HEC et 296ème repas de wine-dinners au restaurant Plénitude Arnaud Donckele avec 17 vins dont 12 premiers grands crus classés de Bordeaux, pour célébrer la classification de 1855.

Un Palmer 1989 sublime mercredi, 17 décembre 2025

Lors d’un déjeuner au restaurant Pages, je reçois une personne qui est unerelation professionnelle. Comme il n’a pas d’expérience des vins anciens je choisis de lui faire connaître des vins matures, mais pas trop. Le menu composé avec le chef Ken et Pierre Alexandre le directeur est : poisson cru en carpaccio / cabillaud sauce vin rouge / bœuf maturé de plusieurs semaines / wagyu / financiers. Cette cuisine simple est parfaite pour accompagner les vins.

Nous buvons un Champagne Dom Pérignon 1985 qui est d’une belle énergie, fort et gourmand. Il est d’un bel équilibre et d’une belle longueur. Le carpaccio lui convient.

J’ai apporté un Château Palmer Margaux 1989. Quelle puissance, quelle profondeur de goût. Ce vin est exceptionnel. Ce vin impose sa grandeur et je trouve en lui un message que jamais les bourgognes n’auraient aussi percutant. Je m’en veux d’avoir délaissé les bordeaux de cet âge en me consacrant à des bordeaux beaucoup plus vieux, car il y a dans ce vin noble une énergie et une profondeur qui sont rares.

J’avais il y a deux jours ouvert un sauternes inconnu et sans date qui je daterais volontiers entre 1890 et 1900. Il est toujours aussi magistral, équilibré et de belle longueur mise en valeur par de délicieux financiers.